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L’alcool gagne du terrain en milieu électro


BOURGES, ENVOYÉE SPÉCIALE - On l'avait déjà constaté en 2010 au Sonar de Barcelone, l'un des plus importants festivals électro du monde : là où quelques années auparavant on s'allongeait au soleil, le sol était collant, à force de mojitos et de bières renversés en dansant.

La consommation d'alcool rattrape celle des drogues synthétiques associées aux musiques électroniques. La soirée Rock n' Beat Party du Printemps de Bourges, organisée entre deux salles, le Phénix (6 000 places) et le Palais d'Auron (2 800 places), avec circulation intermédiaire sous une bulle de plexiglas, confirme la forte montée en puissance du "cassage de tête" à la vodka et autres alcools forts chez les jeunes de moins de vingt ans. "Il ya dix ans, nous multipliions les réunions de prévention avec les autorités pour éviter la drogue, aujourd'hui, on ne parle plus que d'alcool", confirme une responsable du Printemps de Bourges.

Initiées en Angleterre, les soirées du week-end où le sport principal consiste à "se mettre à l'envers" sont devenues planétaires. On y ajoutera une réminiscence bien française des bals de campagne du samedi soir, qui finissaient parfois en castagne alcoolisée. La marque de la soirée "Rock & Beat", fierté des organisateurs du Printemps de Bourges, parce qu'elle rassemble depuis 2009 une foule nombreuse de jeunes spectateurs, "l'avenir du festival", est associée, dit un lycéen berruyer, à la fête "la tête dans le sac".

Les organisateurs du Printemps auraient-ils créé un monstre en leur sein ? L'intérêt musical existe encore : on se précipite pour Metronomy, pour The Do, on court s'en mettre plein les oreilles avec Cassius ou Beat Torrent, mais l'attirance est souvent ailleurs. L'éclate est la raison essentielle de la présence vacillante d'un très grand nombre de buveurs et de buveuses – la proportion de jeunes filles pâles et retournées est impressionnante-, entrés dans des états proches du coma éthylique pour fêter le week-end. Une programmation musicalement moins légère qu'en 2010 (Pony Pony Run Run, Vitalic, Mr Oizo) a fait monté la tranche d'âge d'un an ou deux et a empiré le tableau d'ensemble.


L'ambiance n'est plus celle des festivals à réputation arrosée, comme lesEurockéennes de Belfort, avec son contingent de types éméchés et quelques ivres morts. C'est autre chose. Bourges a souvent été un indicateur social. Les jeunes de la Rock & Beat sont sociologiquement différents de ceux qui sont venus au concert de rap, ce genre qui fait peur, le 21 avril. A côté, le public très mélangé de La Fouine et de Sexion d'Assaut fait figure d'une mer de tranquillité, certes frissonnante de quelques envies "de baston" vite résolues. Pas d'alcool, pour des motifs religieux, mais aussi financiers, une parole beaucoup plus politique.


La petite bourgeoisie blanche n'est pas épargnée par la lassitude. Il n'y a pas mort d'homme, personne n'attaque au couteau ni ne fait d'overdose. L'organisation du Printemps de Bourges et sa vigilance est exemplaire. Mais au bout de la nuit, il reste une certaine tristesse, et beaucoup d'interrogations sur ces transes où la musique sert de prétexte.

A l'écart de la Rock n'Beat Party, des amateurs de gros sons rock et de verres (largement) partagés, festifs, avaient mis de la mousse dans les fontaines qui jouxtent la Maison de la culture. Certains pataugeaient, d'autres s'en faisaient des chapeaux, on aurait dit des marquises. Ils se photographiaient en riant et c'était drôle.